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Tailler méticuleusement plusieurs centaines de crayons rouges pendant une semaine et couvrir le sol d’un espace. Donner ainsi corps à un champ dont les « fleurs » formées par les copeaux suggéreraient des coquelicots : hannoun en dialecte palestinien, la fleur qui pousse là où le combattant meurt… Au mur, une photo de l'atelier de Gaza, vide et inaccessible désormais. Conscient que seul l'espace de l'exposition permet au moins une tentative d'œuvre, éphémère, à l'artiste privé de lieu de travail, Taysir Batniji propose ici une lecture distanciée, "conceptuelle", de sa situation et interprète ainsi subjectivement les notions de vide, de disparition, d'absence et d'arrachement.
Taysir Batniji,Hannoun.
Durée 20 min, copyright 2009
Réalisation: Philippe Monsel
Livre : Palestine rien ne nous manque ici
Collection Revue ah!
Editions Cercle d'Art, Paris, 2008.
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